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Articles

L'éveil d'une conscience politique I - Aux temps agités

Il suffit parfois d’un évènement apparemment insignifiant pour que l’orientation politique d’un citoyen en devenir change radicalement. Ce fut le cas de l’auteur de ce modeste blog. A ceux de mes proches qui me reprochent souvent ma véhémence envers Biya’a bi Mvondo, “légalement” président la république bananière du Cameroun, je dirai pour commencer qu’il n’en a pas toujours été ainsi.   Je suis issu d’une famille que je pourrais qualifier de politiquement conservatrice et légitimiste. Bien que ne faisant pas parti ni de l’ethnie, ni du sous-groupe ethnique du président, bien que n’ayant pas bénéficié des passe-droits du Renouveau, elle tenait Biya’a bi Mvondo en très haute estime. Il est vrai que depuis son ascension au pouvoir en 1982, le président avait réussi à séduire les Camerounais par sa langueur que ces derniers prenaient à tort pour une extrême bonhomie. Cela dit, l’empathie familiale pour Biya tirait surtout son fondement dans une part douloureuse de l’...

Quand le Cameroun broie du noir en silence

Depuis plus d’un mois, les abonnés à AES Sonel, la compagnie d’électricité, subissent des coupures plus que fréquentes de courant électrique. Dans le quartier de Douala où je réside et travaille, la fourniture d’électricité est suspendue chaque jour pendant une durée d’au moins deux heures. Bien que cela soit source de gêne domestique et de manques à gagner pour un bon nombre d’opérateurs économiques, la population élève peu la voix pour exprimer un quelconque ras-le-bol et les heures d’obscurité nocturne sont vécues avec une certaine résignation.   On est bien loin de l’année 2001, quand le gouvernement camerounais venait juste de céder la Sonel, alors propriété de l’Etat, à la multinationale AES Sirocco. A cette époque-là, des concerts de cris d’orfraie et de récriminations accueillirent la privatisation de la Sonel. Les slogans antioccidentaux et anti-américains du genre “U.S., go home!” faisaient florès. Que n’avait-on pas attendu à propos de la recolonisation économi...

Pour en finir avec Eto’o fils et compagnie

Le mercredi 6 février 2013, l’équipe nationale de football, les Lions Indomptables, ont une fois de plus réalisé l’exploit de se faire battre par la modeste Tanzanie en match amical. Ceux de mes lecteurs qui connaissent mon antipatriotisme décomplexé devineront aisément que cette nouvelle contreperformance ne m’a point du tout attristé. Si je reparle aujourd’hui des Lions, c’est parce que sur 22 joueurs appelés par le sélectionneur, 11 ont déclinés la convocation en arguant de fallacieux prétextes. A ce jeu-là, la palme d’or revient à Eto’o Fils Samuel qui a déclaré ne plus se sentir physiquement en sécurité au sein de l’équipe nationale. A mon négligeable avis, Eto’o fils et compagnie doivent être purement et simplement écartés de l’équipe. Mais je peux toujours pérorer à longueur de billets de blog, Eto’o fils restera toujours un intouchable au dessus des principes moraux élémentaires. Ses coéquipiers boudeurs continueront à bénéficier -il est vrai, dans une bien moindre m...