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Articles

Frondes étudiantes et coups d'épée dans l'eau (troisième et dernière partie)

Qu’il me soit permis d’achever cette courte série d’articles par la narration de mon unique expérience de frondeur étudiant. Au delà d’un éventuel nombrilisme de l'exercice, ce récit donne un malheureux exemple de plus de l’inconsistance et de la morale sujette à question d'un bon bon nombre de leaders étudiants camerounais. Les événements narrés se déroulèrent à l'université de Douala en 2007, alors que j'étais sur le point d'achever mes études à l'institut universitaire de technologie.

Frondes étudiantes et coups d'épée dans l'eau (deuxième partie)

Dans le premier article de cette série, je fustigeais la lâcheté des étudiants qui abandonnaient à leur triste sort deux de leurs camarades purement et simplement exclus des universités pour avoir dénoncé des frais universitaires non réglementaires et avoir incité les étudiants à en faire de même. Pourtant, ce billet y met un sérieux bémol car, si les étudiants rechignent à adhérer aux mouvements de contestations menés par leurs camarades "apprentis-agitateurs", c'est en partie aussi parce que trop souvent, ils ont été trahi soit par la duplicité soit par la naïveté de maints leaders étudiants. Pour illustrer ces propos, je m’appuierai essentiellement sur mon expérience vécue à l'époque où j'effectuais mes études supérieures entre 2004 et 2006 à l'IUT de Douala. Mouafo Djontu, le premier président de l'ADDEC

Frondes étudiantes et coups d'épée dans l'eau (première partie)

Les dernières semaines ont été assez riches d'actualité au Cameroun. Il y eut d'abord la libération par le mouvement islamo-terroriste Boko Haram des otages camerounais et chinois. Puis, ce fut la mort et surtout l'inhumation de ''Mama Rosette'', la belle-mère Biya'a bi Mvondo Paul Marie Barthélémy, à Mvomeka, le village de notre Grand et Beau Président, qui fit jaser à satiété l'homme de la rue. Et pour cause, c'est peut-être la première fois chez nous qu'une femme est enterrée dans le village du mari de sa fille et non dans celui de son dernier mari ou dans celui de ses parents. Entre ces deux actualités sus-évoquées et même avant elles, il y eut l'exclusion de deux étudiants des universités d’État pour incitation à la révolte. Mais ce dernier événement fut plutôt traité comme un non-événement par les citoyens lambdas de la rue.

Pour en finir définitivement avec l’étolâtrie

Disons-le tout de suite : tout projet d’en finir avec l’étolâtrie est une chimère. J’entends par étolâtrie cette attitude de mes concitoyens camerounais qui consiste non seulement à porter une admiration sans bornes et sans retenue au footballeur Samuel Eto’o, mais aussi à relativiser ses écarts de conduite et déplacer les repères moraux au gré du comportement d’Eto’o.

La paille raciste et la poutre tribaliste

Il y a quelques semaines, à l’occasion de la controverse sur le meurtre d’un Afro-américain par un policier blanc dans la ville de Fergusson aux Etats-Unis, l’auteur de ce billet a eu une véhémente confrontation verbale sur Facebook avec des personnes qui jugeaient péremptoirement que le racisme motivait forcément ce meurtre. Parmi ces « fins » limiers du racisme se trouvaient des Africains qui n’ont certainement jamais levé le petit doigt pour combattre le tribalisme dans leur propre pays.

La vraie valeur de l’argent

Pour une fois, parlons un peu d’économie, plus précisément de monnaie. Pas une analyse d’expert mais plutôt par des observations que nous espérons frappées de bon sens. En quelque sorte, la monnaie expliquée à des non-experts par un non-expert. L’exposé que nous présentons a le modeste objectif d'aider à appréhender les mécanismes de fixation de prix et comment une contrôle inopportun des prix, des initiatives de distorsion des marchés et une politique monétaire laxiste affecte négativement la valeur d'une monnaie.

L'édifiant (non)sens des priorités de notre gouvernement

La semaine passée, du 20 au 22 août 2014, s'est tenu un événement institutionnel qui en soit ne mériterait même pas qu'on se fatigue les phalanges pour taper au clavier une brève. Il s'agissait du Salon de l'Action gouvernementale, parce qu'il fallait bien que notre gouvernement -et ses collectivités territoriales- nous montre qu'il agit effectivement, si nous ne l'avions pas remarqué, et pour notre bien, bien sûr ! L'Immeuble de la Mort avant sa réfection