Le week-end passé, j’eus l’occasion de rendre visite à des gens qui me sont très proches. La maison dans laquelle ces personnes habitent présente un état de délabrement si avancée au point où j’ai eu honte de lever les yeux pour voir tout un pan des murs en planche rongés par le temps, l’humidité et les nuisibles. A maints endroits, la toiture en tôles ondulées laisse traverser par des trous béants les cordes pluvieuses de Douala. Les trop nombreuses brèches dans les murs exposent l’intimité des occupants de la masure. L’usage a achevé de détruire les marches en ciment pour accéder aux seuils avant et arrière. La concession où se trouve cette habitation ne dispose pas de latrines dignes de ce nom. Il faut avoir le cœur solide et l’organisme vacciné contre la nausée pour aller faire des selles dans des endroits que je n’ai pas la force de décrire. Mieux vaut être constipé. Je vous passe de détails encore plus sordides. Cette maison, construite il y a plus de 40...